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Le hameau fut officiellement fondé en 1137 par Suger, abbé de Saint-Denis au XIIe siècle, pour accroître les terres et les revenus de l'Abbaye. Située sur les flancs de la vallée de la Seine, Carrières-Saint-Denis offrait en effet de bonnes terres d'alluvions, très fertiles, ainsi qu'une pierre calcaire de bonne qualité : le liais. Le hameau pris d'ailleurs le nom de Carrières-Saint-Denis en raison des multiples carrières de calcaire qui y furent exploitées et ce, jusqu'au XIXe siècle.
Toujours sous la tutelle de l'Abbaye de Saint-Denis, le village gagna cependant en autonomie vis à vis de ses voisines comme Houilles ou Montesson et vit son territoire affirmé par les procès-verbaux de 1479, 1633 et 1728. Carrières-Saint-Denis fut lieu de chasse des rois Henri II et Henri IV, et sous l'Ancien Régime, lieu supposé de résidence de Louise de la Vallière, favorite de Louis XIV, d'après une tradition orale persistante.
Un édit de juin 1787 érigea la paroisse de Carrières-Saint-Denis en municipalité et finalement, la loi du 10 juin 1791 prescrivant l'aliénation des biens communaux de l'Église, acheva de séparer le village de l'Abbaye de Saint-Denis. Pour la première fois, Carrières-Saint-Denis prit le nom de Carrières-sur-Seine (elle n'acquit définitivement ce nom qu'au début du XXe siècle).

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